10/06/2011

INSIDE JOB CINÉMA D'ATTAC

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19/05/2010

Une taxe largement inoccupée

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Une taxe largement inoccupée

DUBOIS,FRANCIS

Mardi 18 mai 2010

Logement Auderghem championne de la lutte contre les immeubles vacants

On est contre la taxe ». José Garcia, secrétaire général du Syndicat des locataires, ne cache pas son jeu au moment d’ouvrir à Auderghem un débat sur la taxation des logements inoccupés. Mais il affine son propos : « Non pas parce que c’est une taxe, mais parce que nous sommes pour la location forcée et pour éviter que des logements ne restent vides. Aucune loi ne va malheureusement dans ce sens ».

Face à son hôte du jour Didier Gosuin (bourgmestre MR-FDF), José Garcia concède qu’il « préfère cette taxe plutôt que des logements vides ». Et de flatter la politique auderghemoise en la matière : « Ici, ça marche. C’est un phénomène à mettre en évidence pour que d’autres communes suivent l’exemple ».

Didier Gosuin n’en demandait pas tant pour présenter les résultats engrangés par sa commune : avec une équipe forte de 7 à 8 personnes occupées à temps partiel sur ce dossier, la commune a encaissé plus de 214.000 euros de taxes en 2009. Elle a surtout remis 375 logements sur le marché. Sans qu’Audrey Delwaide, la juriste qui pilote l’opération au service des finances, ne croule sous les recours.

« C’est rentable, s’enorgueillit Didier Gosuin. Les moyens humains que la commune a engagés ont été autofinancés dès la première année, en 2005, par les recettes perçues. Sans parler des effets induits : l’augmentation de la population et de la perception du précompte immobilier ».

Le député-bourgmestre ne peut qu’encourager ses homologues à l’imiter. Car il a reçu les chiffres des sommes perçues dans les 19 communes bruxelloises en réponse à une question adressée à Charles Picqué (PS), en charge de la tutelle. « Certaines appliquent des règlements qui ont vieilli ou qui sont facilement attaquables par les propriétaires », explique-t-il. « Mais ce n’est pas tout d’avoir des règlements, encore faut-il manifester la volonté politique d’éradiquer les logements inoccupés et de mettre en place les équipes pour appliquer les taxes ».

Didier Gosuin interpelle à cet égard la Région qui, via la tutelle qu’elle exerce sur les communes, « dispose d’un pouvoir de coercition. Ce n’est pas tout de contrôler les dépenses, la Région peut aussi activer les recettes ». L’exemple d’Auderghem à l’appui, le chef de groupe MR au Parlement affirme par ailleurs qu’il est tout à fait possible d’établir un cadastre précis, à l’échelon de chaque commune, des logements inoccupés. « Aujourd’hui, regrette-t-il, les chiffres varient de 15.000 à 25.000 ».

Fervent défenseur de la taxe, parce qu’il est « illégitime de soustraire un bien du marché », Didier Gosuin pointe encore ses effets bénéfiques sur les prix de l’immobilier en luttant contre la raréfaction de l’offre, mais aussi sur la convivialité dans les quartiers, les biens inoccupés constituant une nuisance pour les voisins.

Aux grands maux, les petits remèdes…

Les Chiffres :

Aucune recette liée à la taxation sur les immeubles inoccupés n’apparaît aux comptes 2008 de plusieurs communes. C’est le cas d’Evere, Ganshoren et Watermael-Boitsfort, où elle n’a jamais été activée depuis 2005. D’autres communes, comme Ixelles, ont baissé les bras : de 838.000 euros de recettes en 2005, on y est passé à 116.000 euros aux comptes 2008.

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C’est le prix en euros de la taxe appliquée aux immeubles inoccupés à Auderghem, par mètre courant de façade multiplié par le nombre d’étages. Pour les bâtiments déclarés insalubres, ce montant est porté à 450 euros. L’effet serait dissuasif : selon le cadastre communal, il ne resterait que 70 immeubles à remettre sur le marché à Auderghem.

375

De 2007 à 2009, la taxe a concerné 282 immeubles, soit 510 logements. A ce jour, 212 immeubles ont été remis sur le marché, soit 375 logements. Sur les 70 bâtiments restants, 23 sont en attente « justifiée » : 5 sont des secondes résidences, 5 attendent un permis d’urbanisme, 7 ont été acquis par de nouveaux propriétaires et 6 sont en débat de procédure.

11.000

Didier Gosuin extrapole. Si l’on considère que la population auderghemoise (31.000 habitants) constitue 1/30e de la population régionale et que 375 logements y ont été remis sur le marché, « près de 11.000 logements auraient pu être remis sur le marché à Bruxelles si la même politique avait été menée avec la même vigueur et la même force dans toutes les communes ».

19-05-2010, 09:00:47 SYNDICAT DES LOCATAIRES TEL: 02/522 98 69
 

12/05/2010

HISTOIRE DU SYNDICAT DES LOCATAIRES: 18/11/2003

MICHEL BOUFFIOUX1MICHEL BOUFFIOUX 2

11:19 Écrit par SYNDICAT DES LOCATAIRES 02/522 98 69 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jose garcia, michel bouffioux, journal du mardi |  Facebook |

06/02/2010

GARCIA, LE ZORRO DES LOCATAIRES

 

Garcia, le Zorro des locataires

FABRICE VOOGT

vendredi 05 février 2010, 09:51

Bruxelles. José Garcia invite la Région et Christos Doulkeridis (Logement, Ecolo) à prendre des mesures fiscales pour lutter contre la cherté des loyers. Selon lui, la création de logements sociaux n'est qu'une réponse symbolique à la crise du logement.

 

Les responsables politiques bruxellois ont-ils réellement la volonté de résoudre la crise du logement ? C'est la question essentielle que se pose Jose Garcia, le secrétaire général du Syndicat des locataires. Selon lui, la réponse est clairement non. Tant le plan 5.000 logements de la Région que le plan 1.000 logements de la Ville ne seraient que de la poudre aux yeux et en aucun cas des mesures déterminantes pour répondre à la demande de logement, qu'il soit social ou pas.

Vous êtes généralement critique sur la politique menée à Bruxelles en matière de logement. Où se situerait l'erreur ?

Nos dirigeants politiques se trompent en voulant résoudre un problème important en se limitant à leur domaine de compétence stricte, à savoir le logement social. Le logement est en fait une compétence presque exclusivement fédérale Pourtant, dans les Régions, les programmes politiques foisonnent. Or, quand on analyse la situation, on se rend compte que 92 % des rapports locataire/propriétaire se font entre des locataires privés et des locataires privés et que cette réglementation est de niveau fédéral. Le principal problème concerne la disproportion entre le montant du loyer et le revenu des locataires. Et on nous dit qu'on va résoudre la problématique du logement au niveau de la Région… Et que fait la Région ? Elle construit du logement social. Or on sait très bien que répondre à la demande en accroissant l'offre de logement social comme on le fait prendra entre 50 et 60 ans. C'est le signal que l'on veut lancer au secrétaire d'Etat en charge du logement, Christos Doulkeridis (Ecolo) : on attend encore un demi-siècle ou on s'attaque au vrai problème, à savoir le décalage entre la cherté des loyaux et les revenus de gens ?

Qu'attendez-vous du fédéral ?

Qu'il bloque les loyers et, ensuite, les objective. Ensuite, pour ceux qui n'ont pas les moyens, on peut donner une allocation loyer qui compense la différence entre le prix objectif du loyer et la capacité contributive du locataire.

Revenons à la Région. Quelles sont ses armes ?

La Région a une compétence fiscale en matière immobilière et peut donc agir dès aujourd'hui, sans attendre la régionalisation complète du bail. Elle a, là, un boulevard pour agir dès aujourd'hui. Elle pourrait faire très mal aux bailleurs qui demandent des loyers très élevés. Comment ? En les taxant de telle manière qu'ils soient amenés à les baisser.

Votre message serait : « On n'a pas besoin de logement social, mais de logement moins cher » ?

Je dirais qu'on n'a pas nécessairement besoin de logement social mais de logement moins cher, et là, il n'y a rien à faire, il faut s'attaquer au marché locatif privé.

Tout en terminant le plan de 5.000 logements de Françoise Dupuis ?

Je l'espère. L'action sur le privé, qui est incontournable, ne doit pas nous faire oublier que nous sommes dans un système d'économie de marché. Une chose qui est acceptée par tous, y compris par les capitalistes, c'est qu'une action sur l'offre publique peut avoir des répercussions sur le montant des loyers. Le problème, c'est que c'est un mécanisme à long terme. Le politique a été élu pour trouver des solutions à court terme, de préférence en une législature. Même si la Région arrivait à construire ses 5.000 logements sociaux (NDLR : on en est à 211 logements sociaux), on est loin des 32.000 demandes. C'est une cécité politique de faire croire qu'il n'y a pas d'autres moyens pour résoudre le problème que d'augmenter l'offre alors que la solution, s'il y a une vraie volonté de l'apporter, est ailleurs.

Du côté de la Ville, on se gargarise d'aller plus vite que la Région, avec le plan 1.000 logements.

A une plus petite échelle, c'est le même mensonge : 1.000 logements ne résoudront pas le problème. En plus, il ne s'agit pas de logement social alors que la demande, sur cette commune, doit avoisiner les 8.000 unités. Une véritable politique de gauche serait de socialiser le parc immobilier de la Régie et du CPAS, au lieu de tenter de socialiser le marché.

C'est quoi, un manque de conviction politique ?

Je ne vois pas d'autres explications qu'un manque de volonté et de conviction. Il faudrait poser la question à ceux qui ont la gestion de ces parcs immobiliers, Mohamed Ouriaghli et Yvan Mayeur, deux socialistes. On veut nous faire croire que s'attaquer à l'offre de logement va résoudre les problèmes. C'est illusoire. Tant mieux s'ils arrivent à 1.000. Je ne veux pas jeter le bébé avec l'eau du bain. J'applaudis aux 1.000 logements, mais cela ne résoudra pas le problème.

Réussir son programme, en la circonstance, ne servirait qu'à assurer sa réélection ?

C'est clair. C'est de la poudre aux yeux. Cela sert plus à désorienter l'opinion et les journalistes qu'à résoudre un problème. On multiplie les expériences pour arriver à faire croire que l'on est sur la bonne voie. C'est faux.

Quand on voit les difficultés rencontrées par Françoise Dupuis notamment, qui s'est heurtée à l'effet nimby, ne pensez-vous pas que votre proposition, de taxer les loyers à Bruxelles et/ou de les bloquer au fédéral, puisse susciter encore davantage de crispation ?

A Bruxelles, il y a plus de locataires que de propriétaires. L'archétype du Bruxellois peut accepter cette proposition. La grande masse des propriétaires, soit environ 80 %, est propriétaires occupants et n'ont donc rien à voir avec cette problématique. Ils n'ont qu'un bien qu'ils occupent. La proposition la plus révolutionnaire du monde ne concernerait donc pas 8 propriétaires sur 10. Le nombre de bailleurs est infinitésimal. Pour une fois que le politique peut mener une politique sociale, il a peur de cette fraction infime de propriétaire qui ont un bien qu'ils louent.

Même électoralement ce serait rentable ?

Évidemment.

Cela signifie-t-il que le politique est déconnecté de la réalité ? Que, pour simplifier, sa sphère de connaissances et d'intérêts se compose d'une grande frange de propriétaires loueurs, dont il subirait les pressions ?

C'est une question fondamentale. Qu'est-ce qui fait qu'un politique, alors que la rentabilité devrait l'inciter à agir pour les locataires et non pour les propriétaires bailleurs, ne prend pas de mesures en faveur des locataires ? En fait, beaucoup de politiques et de professeurs d'université qui font des beaux discours sur le logement, sont des propriétaires de biens qu'ils louent. Il faudrait poser la question de savoir combien de parlementaires sont locataires. Il ne doit pas y en avoir plus d'un pour cent. Ensuite, il y a le poids idéologique de la propriété. Il y a une confusion à ce niveau. Certes, la Constitution belge reconnaît le droit de propriété. Cela ne signifie pas que chacun a droit à une propriété, mais qu'on ne peut pas la prendre n'importe comment.

 

 

14:30 Écrit par SYNDICAT DES LOCATAIRES 02/522 98 69 dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syndicat des locataires, jose garcia, fabrice voogt |  Facebook |