08/02/2010

POURPARLERS DU 01/02/2010 EN VUE DE RENDRE L'ASSURANCE INCENDIE OBLIGATOIRE EN BELGIQUE.


POURPARLERS DU 01/02/2010 EN VUE DE RENDRE L'ASSURANCE INCENDIE OBLIGATOIRE EN BELGIQUE.

POURPARLERS 1:2:10 2BIS

De gauche à droite: OLIVIER HAMAL (SNP), DIDIER J.L. REYNDERS (vice-Premier ministre) ET JOSE GARCIA(SYNDICAT DES LOCATAIRES)

PHOTO PAULE LAGAE

 

 

06/02/2010

HISTOIRE: ACCOMPAGNEMENT SOCIAL DANS LE QUARTIER BLAES-HAUTE (1993)

 

ACCOMPAGNEMENT SOCIAL DANS LE QUARTIER BLAES-HAUTE UN LOCAL PAR PITIE

CLAEYS,JANINE

Jeudi 16 septembre 1993

Accompagnement social dans le quartier Blaes-Haute

«Un local, par pitié!»

Le bruit, la saleté des escaliers, les portes cassées, les problèmes d'eau chaude... Voilà quelques-unes des réclamations que les responsables des logements sociaux entendent fréquemmment. Ce n'est pas neuf. Mais de plus en plus de «réclamants» jouent aujourd'hui dans une nouvelle pièce triste: celle de l'emploi, ou plutôt du chômage. Un problème, c'est difficile, deux c'est... pire.

Didier Gosuin, responsable du logement au sein du gouvernement bruxellois, aurait-il compris le risque de dégringolade psychique et sociale vécue par ces personnes? Une dégringolade que l'on ne réalise pas tout seul, mais en entraînant à sa suite sa famille. En tout cas, sans prétendre s'attaquer aux racines du mal et à l'exclusion sociale dans son ensemble, il a, en avril dernier, imaginé une mission d'«accompagnement» dans trois cités différentes, l'une à Auderghem, et les deux autres à Bruxelles, dont celle du quartier Blaes-Haute. C'est le Syndicat des locataires de logements sociaux (SLLS) qui y a été chargé de la mission.

Les responsables du SLLS, tout en se félicitant de l'initiative de Gosuin, attirent aujourd'hui l'attention sur leurs difficultés. Pour le quartier Blaes-Haute, une personne à mi-temps, l'obligation d'utiliser l'infrastructure du Syndicat à Anderlecht, c'est-à-dire pas tout près, ou de se loger dans un vieux mobile home... Pour attirer l'attention, celui-ci est garé pour le moment le long de la cité, rue Pieremans.

- Vraiment trop peu, clament René De Jonghe, le coordinateur de l'opération, ainsi que José Garcia, le secrétaire général du Syndicat des locataires.

Ils estiment que pour «bien» travailler ils auraient besoin de quelques petites choses supplémentaires. Et surtout d'un local tout près des logements sociaux du quartier Blaes-Haute, ou même parmi ces logements. Ah, si au moins le Foyer bruxellois, responsable de ces logements sociaux et qui ne ménage pas sa peine à diverses occasions, pouvait leur fournir un local! Ce qui, d'après nos plaignants, ne serait pénible pour personne.

MM. De Jonghe et Garcia sont persuadés qu'il y a moyen de modifier certaines habitudes des locataires, de les rendre davantage responsables de leurs immeubles. Ils ont déjà organisé des réunions de locataires, des rencontres individualisées, et même une permanence - dans une pièce mise à leur disposition par une locataire . Ils ont aussi créé un journal, «L'Espiègle», dans lequel ils font paraître des lettres ouvertes, des questions-réponses, pour une enquête...

L'opération est bien lancée: on se met à trouver normal, par exemple, que chacun nettoie son escalier. Une campagne de propreté générale est sur le point de voir le jour, et l'on évacuera dans des containers les objets encombrants. Les locataires semblent accepter la discussion et la décision démocratique.

Il n'empêche: pour que l'affaire n'avorte pas, les locataires doivent se sentir soutenus, et non méprisés. Un local pour abriter leurs réunions, et éventuellement des fêtes. L'argent manque aussi, c'est sûr... mais moins que le local. Le Foyer bruxellois, dont nos «syndicalistes» disent par ailleurs beaucoup de bien, l'entendra-t-il?

JANINE CLAEYS

 

22:33 Écrit par SYNDICAT DES LOCATAIRES 02/522 98 69 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syndicat des locataires, foyer bruxellois |  Facebook |

MANIFESTATION DES LOCATAIRES 17 MAI 2009

16:45 Écrit par SYNDICAT DES LOCATAIRES 02/522 98 69 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tlb, garcia jose, manifestation des locataires |  Facebook |

Logement social: les locataires veulent être mieux informés

Logement social: les locataires veulent être mieux informés

26/01/2010 14:10

Les locataires des quelque 40.000 logements sociaux bruxellois sont appelés ce samedi à élire leurs représentants au sein des conseils consultatifs des locataires, organes qui leur permettent de dialoguer avec les gestionnaires de leurs sociétés de logement.

A l'occasion de ce scrutin -le troisième depuis la création en 2004 de ces instances consultatives-, le Syndicat des locataires (SL) a tiré mardi le bilan de ces six premières années de participation, et formulé une série de propositions pour en améliorer le fonctionnement. "Aujourd'hui, les sociétés de logement ne sont pas tenues de suivre les avis des représentants de locataires, lesquels ont alors l'impression de ne pas être écoutés", regrette José Garcia, secrétaire-général du SL. Pour remédier à cette démobilisation, l'association propose de limiter à deux le nombre de conseillers (contre 5 à 15 aujourd'hui en fonction de la taille des sociétés de logement), mais de leur accorder les mêmes droits et devoirs que les administrateurs de société. Si le SL ne réclame pas le droit de vote pour ces deux conseillers, il préconise toutefois de leur octroyer un pouvoir de veto, notamment sur le calcul des loyers, la répartition des charges, l'opportunité de travaux, le choix d'un entrepreneur, ou encore les décisions d'expulsions. "Ce veto des locataires ne pourrait être levé que par la SLRB (Société de Logement de la Région Bruxelles-Capitale) ou la Région", avance encore M. Garcia, qui réclame en outre le maintien d'un budget de fonctionnement pour les conseillers, même si leur mandat reste à titre gratuit. (ROJ)

 

14:36 Écrit par SYNDICAT DES LOCATAIRES 02/522 98 69 dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syndicat des locataires |  Facebook |

GARCIA, LE ZORRO DES LOCATAIRES

 

Garcia, le Zorro des locataires

FABRICE VOOGT

vendredi 05 février 2010, 09:51

Bruxelles. José Garcia invite la Région et Christos Doulkeridis (Logement, Ecolo) à prendre des mesures fiscales pour lutter contre la cherté des loyers. Selon lui, la création de logements sociaux n'est qu'une réponse symbolique à la crise du logement.

 

Les responsables politiques bruxellois ont-ils réellement la volonté de résoudre la crise du logement ? C'est la question essentielle que se pose Jose Garcia, le secrétaire général du Syndicat des locataires. Selon lui, la réponse est clairement non. Tant le plan 5.000 logements de la Région que le plan 1.000 logements de la Ville ne seraient que de la poudre aux yeux et en aucun cas des mesures déterminantes pour répondre à la demande de logement, qu'il soit social ou pas.

Vous êtes généralement critique sur la politique menée à Bruxelles en matière de logement. Où se situerait l'erreur ?

Nos dirigeants politiques se trompent en voulant résoudre un problème important en se limitant à leur domaine de compétence stricte, à savoir le logement social. Le logement est en fait une compétence presque exclusivement fédérale Pourtant, dans les Régions, les programmes politiques foisonnent. Or, quand on analyse la situation, on se rend compte que 92 % des rapports locataire/propriétaire se font entre des locataires privés et des locataires privés et que cette réglementation est de niveau fédéral. Le principal problème concerne la disproportion entre le montant du loyer et le revenu des locataires. Et on nous dit qu'on va résoudre la problématique du logement au niveau de la Région… Et que fait la Région ? Elle construit du logement social. Or on sait très bien que répondre à la demande en accroissant l'offre de logement social comme on le fait prendra entre 50 et 60 ans. C'est le signal que l'on veut lancer au secrétaire d'Etat en charge du logement, Christos Doulkeridis (Ecolo) : on attend encore un demi-siècle ou on s'attaque au vrai problème, à savoir le décalage entre la cherté des loyaux et les revenus de gens ?

Qu'attendez-vous du fédéral ?

Qu'il bloque les loyers et, ensuite, les objective. Ensuite, pour ceux qui n'ont pas les moyens, on peut donner une allocation loyer qui compense la différence entre le prix objectif du loyer et la capacité contributive du locataire.

Revenons à la Région. Quelles sont ses armes ?

La Région a une compétence fiscale en matière immobilière et peut donc agir dès aujourd'hui, sans attendre la régionalisation complète du bail. Elle a, là, un boulevard pour agir dès aujourd'hui. Elle pourrait faire très mal aux bailleurs qui demandent des loyers très élevés. Comment ? En les taxant de telle manière qu'ils soient amenés à les baisser.

Votre message serait : « On n'a pas besoin de logement social, mais de logement moins cher » ?

Je dirais qu'on n'a pas nécessairement besoin de logement social mais de logement moins cher, et là, il n'y a rien à faire, il faut s'attaquer au marché locatif privé.

Tout en terminant le plan de 5.000 logements de Françoise Dupuis ?

Je l'espère. L'action sur le privé, qui est incontournable, ne doit pas nous faire oublier que nous sommes dans un système d'économie de marché. Une chose qui est acceptée par tous, y compris par les capitalistes, c'est qu'une action sur l'offre publique peut avoir des répercussions sur le montant des loyers. Le problème, c'est que c'est un mécanisme à long terme. Le politique a été élu pour trouver des solutions à court terme, de préférence en une législature. Même si la Région arrivait à construire ses 5.000 logements sociaux (NDLR : on en est à 211 logements sociaux), on est loin des 32.000 demandes. C'est une cécité politique de faire croire qu'il n'y a pas d'autres moyens pour résoudre le problème que d'augmenter l'offre alors que la solution, s'il y a une vraie volonté de l'apporter, est ailleurs.

Du côté de la Ville, on se gargarise d'aller plus vite que la Région, avec le plan 1.000 logements.

A une plus petite échelle, c'est le même mensonge : 1.000 logements ne résoudront pas le problème. En plus, il ne s'agit pas de logement social alors que la demande, sur cette commune, doit avoisiner les 8.000 unités. Une véritable politique de gauche serait de socialiser le parc immobilier de la Régie et du CPAS, au lieu de tenter de socialiser le marché.

C'est quoi, un manque de conviction politique ?

Je ne vois pas d'autres explications qu'un manque de volonté et de conviction. Il faudrait poser la question à ceux qui ont la gestion de ces parcs immobiliers, Mohamed Ouriaghli et Yvan Mayeur, deux socialistes. On veut nous faire croire que s'attaquer à l'offre de logement va résoudre les problèmes. C'est illusoire. Tant mieux s'ils arrivent à 1.000. Je ne veux pas jeter le bébé avec l'eau du bain. J'applaudis aux 1.000 logements, mais cela ne résoudra pas le problème.

Réussir son programme, en la circonstance, ne servirait qu'à assurer sa réélection ?

C'est clair. C'est de la poudre aux yeux. Cela sert plus à désorienter l'opinion et les journalistes qu'à résoudre un problème. On multiplie les expériences pour arriver à faire croire que l'on est sur la bonne voie. C'est faux.

Quand on voit les difficultés rencontrées par Françoise Dupuis notamment, qui s'est heurtée à l'effet nimby, ne pensez-vous pas que votre proposition, de taxer les loyers à Bruxelles et/ou de les bloquer au fédéral, puisse susciter encore davantage de crispation ?

A Bruxelles, il y a plus de locataires que de propriétaires. L'archétype du Bruxellois peut accepter cette proposition. La grande masse des propriétaires, soit environ 80 %, est propriétaires occupants et n'ont donc rien à voir avec cette problématique. Ils n'ont qu'un bien qu'ils occupent. La proposition la plus révolutionnaire du monde ne concernerait donc pas 8 propriétaires sur 10. Le nombre de bailleurs est infinitésimal. Pour une fois que le politique peut mener une politique sociale, il a peur de cette fraction infime de propriétaire qui ont un bien qu'ils louent.

Même électoralement ce serait rentable ?

Évidemment.

Cela signifie-t-il que le politique est déconnecté de la réalité ? Que, pour simplifier, sa sphère de connaissances et d'intérêts se compose d'une grande frange de propriétaires loueurs, dont il subirait les pressions ?

C'est une question fondamentale. Qu'est-ce qui fait qu'un politique, alors que la rentabilité devrait l'inciter à agir pour les locataires et non pour les propriétaires bailleurs, ne prend pas de mesures en faveur des locataires ? En fait, beaucoup de politiques et de professeurs d'université qui font des beaux discours sur le logement, sont des propriétaires de biens qu'ils louent. Il faudrait poser la question de savoir combien de parlementaires sont locataires. Il ne doit pas y en avoir plus d'un pour cent. Ensuite, il y a le poids idéologique de la propriété. Il y a une confusion à ce niveau. Certes, la Constitution belge reconnaît le droit de propriété. Cela ne signifie pas que chacun a droit à une propriété, mais qu'on ne peut pas la prendre n'importe comment.

 

 

14:30 Écrit par SYNDICAT DES LOCATAIRES 02/522 98 69 dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syndicat des locataires, jose garcia, fabrice voogt |  Facebook |